LABA asbl participe à Femmes talentueuses du 8 mars 2022

LABA asbl a eu le plaisir de participer, le 8 mars 2022 à la Place Sainte-Catherine à Femmes talentueuses organisé par l’APLDD – Neneth Masangi avec le soutien de Lydia Mutyebele Kazumba, Echevine de l’Egalité des chances de la Ville de Bruxelles.

Comme les autres participantes à cette journée internationale des droits des femmes, nous étions présentes par un Stand où nous avons exposé l’artisanat algérien ainsi que les spécialités et douceurs algériennes de la Boulangerie Nour à Jette. L’occasion pour nous de rencontrer d’autres publics et déchanger.

Diverses animations musicales étaient au programme et nous avons organisé un défilé de tenues traditionnelles algériennes de la créatrice Lyna lylia et d’une couturière de Sidi Bel Abbes pour les tenues Kabyles ainsi qu’aux couleurs Africaines de Loveline Grace.

Merci aux mannequins, ma fille Chirine, Sara, Séfora, vous étiez superbes.

Nous remercions l’agréable collaboration avec Neneth Masangi, une très belle dynamique des femmes du monde.

Défilé en vidéo Direct FB

Défilé de tenues 🇩🇿 , 1ère tenue Kabyle, portée par ma fille, confectionné par une couturière algerienne de Sidi Bel Abbes, la seconde, de la Styliste Lyna Lylia, la « Melhfa » bleue. C’était hier à #bruxelles – Place Sainte-Catherine organisée par Laba Asbl – LABA asbl avec le partenariat de l’APLDD de Neneth Masangi. 😘

Publiée par Ghezala Cherifi sur Mardi 8 mars 2022

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Le costume traditionnel féminin algérien

Les costumes Algériens, ont connu des influences nombreuses de par les différentes colonisations et invasions lointaines ou plus récentes ces dernières ont apporté aux tenues des spécificités aux vêtements autochtones. Les grecs ont légué les Péplums un vêtement féminin sans manches qui s’agrafent aux niveaux des épaules, cette tenue a évolué vers le Haik, la robe avec les Fibules portées par les Berbères et cette tenue appelée Rda que l’on retrouve aussi à l’Ouest comme à l’Est du pays.

La Mlahfa est utilisée par les Femmes du sud il s’agit d’un grand voile pour certaines en couleurs foncées pour d’autres en couleurs vives. La mlahfa est un mot dialectale Lahafa qui signifie couvrir, envelopper.

Dans le passé la Mlahfa pouvait marquer une signification précise, comme un langage codé, grâce auquel on pouvait reconnaître une femme mariée, divorcée, jeune ou âgée ou bien encore un statut social.

Souvent brodé d’or, elle est généreusement accessoirisée par des bijoux en or et perles.

La tenue berbère

Djebba –Kabyle : dite Thaquendourth, cousue à la machine à partir de plusieurs pièces, à manches courtes ou longues. Il y a la robe de travail et celle de cérémonie qui est devenue plus sophistiquée avec le temps.

La robe kabyle est composée d’un tablier dit lfoudha, pièce importante de la robe traditionnelle de Kabyle. C’est un tissu assorti qui se porte par-dessus le thaquendourth, noué au niveau de la taille.

La ceinture, dite Agous, est l’accessoire indispensable du vêtement féminin, elle se compose d’un ensemble de fils de laine multicolores tressés et munie de pompons aux extrémités.

La coiffe est composée d’un foulard ou d’un fichu, dit Tmahrelth ou amendil, porté sur la tête est une pièce indispensable du vêtement de la femme kabyle, elle ne le quitte pratiquement jamais.

Le karakou ce costume riche en récits a une valeur historique qui rassemble toutes les Algériennes et porté dans les 4 coins du pays. Un vêtement mythique à l’image d’Alger la blanche influencé par de nombreuses cultures Levantine ou Andalouse. Cet habit ancien de plusieurs siècles a su enrichir d’influence diverses de par les dessins géométriques ou végétaux ainsi que des oiseaux et papillons ou des paons brodés en fil d’or dont la réalisation pouvait atteindre 1 année.

Avec la colonisation française le karakou est de moins en moins répandu mais perdure de mère en fille dans les familles bourgeoises, il devient une pièce rare. Vers le 20è siècle les décorations sont plus allégées avec des boutons alignés sur la devanture et conserve sa forme cintré et ses manches longues. Plus tard apparu le boléro qui nécessitait moins de velours et qui remplaçait le karakou. Après l’indépendance, la veste karakou s’accompagne d’un renouveau au niveau des découpes, des modèles et des couleurs. Il prend un nouveau souffle et se voit plus moderne et agrémenté de perles et de paillettes. Il a inspiré les grands créateurs de la haute couture européens comme Yves Saint-Laurent qui est né à Oran (Algérie), l’Italienne Elsa Schiaparelli déjà dans les années 30,  Valentino, Christian Lacroix ou encore la maison Chanel et les créateurs orientaux comme le  libanais Elie Saab dans sa collection 2017-2018.

Le caftan, originaire d’Asie Mineure fut jadis portée par les anciens peuples de la Perse antique.

Au fil du temps les Perses ne cesseront d’innover cette longue tenue en lui apportant de nouveaux tissus venus de toute l’Asie, cette longue tenue sera alors connue sous le nom de khaftan( qui sera repris par la suite par les tribus turques sous l’Empire Ottoman qui influencera l’Afrique du Nord durant son règne au XVI è siècle mis à part le Maroc, la Mauritanie et le Sahara Occidental.

Les artisans algériens des métiers du textile donneront un nouvel aspect au caftan venu d’Asie en lui incorporant des motifs luxueux hérités du faste des anciennes dynasties berbero-arabes. Par la suite plusieurs types de caftans feront leur apparition en Algérie, tout en respectant le patron originel de celui-ci, c’est-à-dire une longue tenue ouverte en son centre.

Le caftan algérien sera charmé la plus haute société algérienne mais aussi celle du sultanat de Fès qui suit les modes imposées d’Algérie, il faudra attendre le milieu du XIXe siècle pour que le caftan soit popularisé chez les populations du Sultanat de Fès par le biais des immigrations massives de familles algériennes venues chercher refuge pour fuir la colonisation française.Il est fait soit en velours noir, vert, bordeaux, violet, conçus avec différentes broderies traditionnelles : tarz fetlatarz houachitarz majboudtarz zlabia  ou en brocart ou tissu brodés de fil d’or.

Sari Nina – Styliste Haute couture algéroise

Ghezala Cherifi – Présidente de LABA asbl

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