Inauguration officielle, samedi 7 octobre 2017, des cours d’arabe destinés aux jeunes enfants de la communauté algérienne. orgnaisés par la nouvelle association créée pour l’occasion, l’asbl Ibn Badis dont la Présidente de LABA asbl est l’initiatrice du projet.
À l’instar de ce qui existe déjà au sein des communautés italienne, portugaise, espagnole, grecque et d’autres encore, ce projet est soutenu par le Ministère algérien de l’Éducation, qui a mis à disposition les outils pédagogiques, notamment les livres de référence.
Pour la présidente de LABA asbl, l’apprentissage de la langue arabe par nos enfants ainsi que la connaissance de la culture du pays d’origine, à savoir – l’Algérie – sont essentiels. Ce constat est également partagé par de nombreux parents, dont certains nous avaient interpellés afin d’organiser ces cours dans le cadre des activités de LABA ASBL.
L’apprentissage de la langue arabe constitue l’un des meilleurs moyens de faire connaître les valeurs de la culture arabo-musulmane ainsi que son apport à la civilisation universelle.
L’ambition est de faire de cet apprentissage une porte ouverte permettant à nos enfants de découvrir et étudier leur culture d’origine sous ces différents aspects. Un accès direct à un espace culturel riche, à travers des pièces de théâtre, des contes, des expositions, des activités culturelles organisées par les associations et centres culturels, mais également des voyages scolaires et des colonies de vacances en Algérie. Autant d’expériences qui leur permettront de mieux appréhender leur double culture et d’en faire un apport positif et ambitieux dans une volonté de vivre ensemble.
L’actualité actuelle et les incompréhensions face à certains discours nauséabonds diffusés en langue arabe à travers différents canaux de communication, aujourd’hui très facilement accessibles, nécessitent également une vigilance particulière. La compréhension de la langue et de la culture d’origine constitue un rempart important contre les frustrations, les questionnements identitaires et la déculturation ambiante.
Deux niveaux d’enseignement ont été mis en place grâce à l’engagement de deux enseignant(e)s expérimenté(e)s, disposant du certificat d’aptitude pédagogique :
1 Niveau débutants
2. Niveau connaissances de base
Les classes sont limitées à un maximum de 15 enfants :
– de 5 ans et demi à 9 ans ;
– de 10 ans à 13 ans.
Le projet ayant reçu le soutien de la ministre algérienne de l’Éducation, Mme Nouria Benghebrit, notamment pour la mise à disposition d’outils pédagogiques conformes au programme scolaire algérien, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Algérie en Belgique, Amar Belani, ainsi que le Consul général Abdelkrim Yamani étaient présents lors de cette inauguration.






Rétroacte :
LABA ASBL en est membre fondateur, représentée par sa présidente, initiatrice du projet, administratrice et membre du Bureau. Le Consul général en poste à l’époque, Abdelkrim Yamani, proche du président d’Ibn Badis, n’a manifestement pas souhaité désigner une femme comme présidente, et encore moins une personnalité aussi affirmée que notre présidente. Il a préféré privilégier le copinage au détriment des compétences.
L’objectif de Madame Cherifi étant avant tout la création et la pérennité de ces cours, et non la mise en avant de sa propre personne, elle n’a pas souhaité entrer dans une logique de confrontation et a accepté cette proposition.
Deux classes ont été créées : une première destinée aux débutants et une seconde pour les élèves disposant déjà de quelques notions. Deux enseignants, une femme et un homme, ont également été engagés, à l’initiative de la présidente, soucieuse de veiller au respect de la parité.
Malheureusement, après deux années de fonctionnement, les relations avec le président de l’ASBL se sont fortement détériorées. Une gestion personnelle et despotique de l’association, l’incompétence, la mauvaise gestion ainsi que des irrégularités dans les comptes et le non-respect des statuts par le président ont conduit la présidente de LABA ASBL à démissionner le 3 avril 2019, malgré les nombreuses mises en garde, les discussions engagées et les tentatives de médiation entreprises afin d’apaiser les tensions et de trouver des solutions constructives.
Le Consul général de l’époque, Abdelkrim Yamani, n’a entrepris aucune démarche pour apaiser la situation et a au contraire préféré entretenir l’ambiguïté. Il a quitté ses fonctions à la fin de son mandat sans assumer ses responsabilités, laissant les problèmes en suspens malgré les différents courriels et courriers recommandé adressés par notre présidente au président d’Ibn Badis ASBL, documents dont le Consul général était en copie, et qui faisaient état du climat délétère ainsi que des nombreux griefs reprochés au président de l’association.
À ce jour, le président d’Ibn Badis ASBL, Essaid Alet, n’a toujours pas procédé à la modification des statuts ni convoqué d’Assemblée générale, dont Fatiha Benterki et Moustapha Taibi sont également membres, afin d’acter officiellement cette démission. À ce jour, la présidente de LABA ASBL est toujours considérée comme administratrice auprès de la BCE, ce qui la place dans une situation administrative inconfortable.
Depuis plusieurs années, l’association se trouve ainsi dans un état d’irrégularité statutaire. Le trésorier a également découvert que le président d’Ibn Badis avait ouvert un autre compte bancaire à son nom sans l’en informer.
À l’image de certaines pratiques que nous dénonçons justement dans la gestion de notre pays, le président de cette ASBL semble aujourd’hui considérer cette structure comme sa propriété personnelle et l’utiliser comme un instrument à des fins politiques et personnels, ce que nous déplorons profondément.